Mon expérience de transition professionnelle à Meetual

Mon expérience de transition professionnelle à Meetual

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Bonjour cher et chères lecteur.trice.s,

C’est Juno! Qui, me dites-vous ?

Ça fait longtemps qu’on s’est vu.e.s! En fait, j’arborais un autre prénom lors de votre dernière lecture.

Pour commencer, je tiens à vous souhaiter un bon début d’année. À la fin de cet article, je vous partagerai mes objectifs personnels pour 2022. Avant tout, j’aimerais vous partager le nouveau moi, ou plutôt, le moi qui ne se cache plus dorénavant.

Petit saut dans le passé

Dans mes souvenirs les plus heureux, je passais mes journées avec mon meilleur ami à me salir, jouer au chevalier et ramasser des grenouilles. Je me sentais comme un petit gars.


Quand j’y repense, je ne me sentais jamais vraiment bien dans le fait d’être pris et surtout limité dans l’idée d’être une femme. Je suis enfin sûr de qui je suis : je me considère comme une personne non-binaire, ce qui veut dire que j’existe hors du choix d’être seulement un homme ou seulement une femme. Le poisson étant mon signe du zodiaque, j’aime croire que mon identité sexuelle et de genre est fluide et changeante.
Pour moi, la fluidité de genre envoie un gentil doigt d’honneur à ce qu’on m’a dicté d’être toute ma vie.


Parfois, j’ai envie d’être à l’extrême féminité, et d’autres fois, à l’extrême masculinité. Souvent, je me sens les deux. Je me dis qu’en fait, à chaque jour, voire chaque matin à mon lever, j’ai le pouvoir de devenir qui je veux.

Me voici : Juno

C’est un sentiment inexplicable, et c’est parfait comme ça. Je ne sens plus le besoin de me justifier, juste de vivre sans peur d’être jugée.


Je suis assez nouveau dans cette nouvelle identité grandissante, mais de façon générale je préfère que mon entourage utilise les accords masculins et le pronom iel

En soi, tous les pronoms me conviennent, mais lorsqu’il y a présence de neutralité, le poids qui pèse lourd sur mes épaules semble disparaître un peu plus chaque fois. Pour ma part, j’aime bien alterner, puisque ça représente bien comment je vis mon genre.

Alors me voici, Juno Desjardins, sexologue non-binaire qui en apprend chaque jour.

Coming-out ou coming-in ?

La première transition que j’ai dû faire est avec moi-même. Je me suis souvent retrouvé à m’invalider moi-même sur mon ressenti, me disant que je copiais les autres, que je voulais de l’attention ou que je me cherchais simplement. J’ai pris du temps à accepter que je ne sois pas une femme cisgenre, parce qu’on m’a dit de l’être toute ma vie. Je n’ai pas l’impression d’avoir fait de coming-out et d’avoir sorti d’un placard sombre, mais plutôt un « coming-in »: d’avoir fait plusieurs pas vers une nouvelle identité qui me fait rayonner davantage.

Ensuite, le temps est venu d’en parler à mes ami.e.s et ma famille. Pour être honnête, j’ai choisi de le mentionner à peu de gens qui m’entouraient, simplement car je souhaitais que seules les personnes de confiance puissent avoir accès à cette nouvelle partie précieuse de moi. Je ne ressentais pas la nécessité de le dire à tout le monde par défaut : ça me donnait l’impression que je devais justifier mon existence. Après tout, une personne cisgenre ne va pas annoncer à quelqu’un qu’elle est cisgenre à sa rencontre, non ? De mon côté, je suis très chanceux d’avoir des ami.e.s et de la famille qui me supporte dans ma transition.

Ma prochaine transition était professionnelle. Je la redoutais simplement parce que je me disais que j’allais trouver les procédures compliquées, mais les efforts en valent la peine. Puis, finalement, ce n’est pas compliqué du tout. Meetual m’accepte comme je suis, puisque je suis la même personne. Cependant, je me sens davantage aligné avec mon enfant intérieur. Je peux enfin dire que mon mini-moi d’il y a plusieurs années serait fier de la personne que je suis devenue.

Pour 2022

Cette année, je me suis promis de toujours me demander la question suivante :

« Est-ce que ce que je m’apprête à faire pour quelqu’un.e est quelque chose que l’autre ferait également pour moi? ».

Mes objectifs sont de continuer à explorer mon genre sans limites et de prioriser la seule relation qui compte vraiment : celle que j’entretiens avec moi-même.

Et vous?

Je vous laisse avec une pensée que ma psychologue m’a partagée. Oui oui, même un.e sexologue peut aller consulter à son tour.

Je me projette comme étant une étoile filante. Entouré de météores de toutes tailles, j’ai l’impression d’avancer lentement. En réalité, je traverse le ciel à une vitesse fulgurante. Ma trajectoire est claire. Dans cet univers immense, le chemin de l’introspection continue.

Comme toujours et surtout aujourd’hui, merci de m’avoir lu,

Juno Desjardins (iel, il, elle),

Sexologue B.A.

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Juno Desjardins
Juno Desjardins
Je ferai tout mon possible pour que nos rencontres deviennent un safe-space, un endroit sans jugement dans lequel il est possible d’aborder les sujets les plus difficiles.

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