Virtualité (avec une équipe)

Virtuality (with a team)
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Passer du présentiel au virtuel n’a pas été facile 

 

J’avais travaillé comme psychologue pendant de nombreuses années et j’étais habitué aux changements. J’avais vu des patients dans des hôpitaux, dans des institutions de santé mentale, en travaillant comme consultant pour une entreprise et dans mon bureau privé. Mais je n’avais jamais travaillé dans un format virtuel. 

 

Il y avait des problèmes pour choisir la technologie appropriée, certains clients avaient des doutes sur le changement, tout le monde n’avait pas d’intimité pour parler. J’ai vu des clients qui étaient dans leur voiture, dans le jardin ou sur le balcon. 

 

Comment la pandémie a contribué à mon passage en mode virtuel

 

Depuis plusieurs années, je participe à un groupe de supervision avec sept autres psychologues. La seule condition pour être admis dans le groupe était d’avoir plus de 30 ans d’expérience. Il n’y avait pas de relation superviseur / supervisé. 

 

Nous étions tous égaux et, à chaque réunion, nous choisissions l’un d’entre nous comme modérateur pour simplifier le déroulement. Nous discutions des patients et des sujets qui nous intéressaient. Nous sommes devenus un groupe très soudé et nous attendions tous nos réunions pour parler, manger un bon repas et participer. 

 

Au début de la pandémie, nous avons décidé de passer en mode virtuel. Nous avons ensuite décidé de doubler la fréquence des réunions, car nous avons estimé que nous avions besoin d’un contact plus professionnel pour faire face à la surcharge de travail auquel nous faisions face. 

 

J’ai commencé à me sentir plus à l’aise avec la technologie. J’ai également découvert certains avantages : 

  • le fait d’être chez soi, tant pour le client que pour le thérapeute, signifiait moins de transferts ; 
  • la plupart des gens se sentent bien chez eux, dans leur fauteuil préféré, avec une tasse de thé ;
  •  il n’y avait pas de transitions (déplacement, parking, ascenseur, salle d’attente, bureau). 

 

Ces changements subtils ont permis d’améliorer la thérapie. 

 

Comment une obligation se transforme en multiples avantages

 

J’ai ensuite commencé à suivre des cours en ligne. Notamment, les activités que j’avais pour habitude de faire en présentiel (le psychodrame, par exemple) que j’apprenais en ligne désormais. J’ai également donné et reçu des supervisions en ligne

 

Quelque temps plus tard, j’ai commencé à penser que le virtuel, pour moi, était mieux que le présentiel.  

  • Les clients ne sont pas distraits, l’attention est là tout le temps ; 
  • Le client et le thérapeute se sentent à l’aise ; 
  • Les clients introvertis peuvent trouver la technologie plus à leur goût que la présence en personne ; 
  • L’objectif de la séance est clair.
  • De nombreux clients ressentent leurs émotions librement dans les sessions en ligne, tout comme dans les sessions en présentiel. 

 

Les clients ont réglé aussi bien des situations liées à la pandémie que des problèmes de longue date. 

 

La virtualité présente quelques inconvénients, mais ils sont peu nombreux, par exemple le fait de ne pouvoir voir généralement que le visage et les mains de la personne au lieu de toute sa posture. 

 

Se sentir bien dans son travail d’équipe

 

Au milieu de la pandémie, Meetual m’a contacté pour rejoindre son équipe. Cela m’a permis de disposer

  • d’une plateforme sûre, d’une équipe administrative efficace qui a résolu tous les problèmes bureaucratiques,
  • d’une équipe technologique prête à résoudre les problèmes techniques,
  • de membres du conseil d’administration dévoués à l’entreprise et cherchant à l’améliorer,
  • de la directrice clinique qui est là pour répondre aux questions sur les tests et de réunions cliniques avec le personnel pour traiter les questions de supervision. 

 

Tout ce soutien me permet de voir des clients, d’assurer la supervision clinique d’étudiants en doctorat et de consulter des collègues en ligne

 

La pandémie a provoqué de nombreux changements dans nos vies. Les travailleurs de la santé mentale ont vu leur charge de travail augmenter dans la plupart des pays du monde. Il y aura encore des changements à venir. Je suis heureux d’avoir adopté la virtualité et je me sens bien dans mon travail d’équipe.

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David Mibashan
David Mibashan
David Mibashan est le genre de psychologue que ses collègues auraient préféré ne pas avoir comme collègue. Pourquoi? Parce qu'on l'aurait voulu comme psychologue. David Mibashan a passé les 35 ans dernières années à peaufiner son écoute et son accompagnement. Il se perçoit comme un partenaire pour aller droit au cœur du problème. Vous progresserez, aucun doute là-dessus. «Quand les clients sont capables de se visualiser libérés de leur fardeau, il en reste moins long à faire», précise-t-il. David Mibashan travaille en anglais, en espagnol et en français. À noter qu'il est confortable en français, mais que cela demeure sa troisième langue.

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