4 phrases qu’on se dit pour justifier le fait de ne pas demander d’aide

4 phrases qu’on se dit pour justifier le fait de ne pas demander d’aide - Charlie-Maud Gringas
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Demander de l’aide quand on ne va pas bien, ce n’est pas facile

Il n’y a rien de nouveau dans cette première affirmation. La majorité va hésiter (voire résister) un bon bout avant de faire le saut. Parce que s’ouvrir à quelqu’un sur ses difficultés, c’est se montrer vulnérable. C’est avoir le courage de se montrer alors que l’on ne se sent pas sous son meilleur jour. Dans cet article, je désire éclaircir certains des mythes entourant la demande d’aide. Je les entends souvent lors des premières rencontres avec les personnes en consultation.  Je les associe en quelque sorte aux messages de la petite voix qui nous souffle toutes les raisons possibles pour éviter de faire un premier pas

Allons donc à la rencontre de ces mythes qui nous empêchent de ne pas passer à l’action… 

 

1.« D’autres personnes vivent des choses tellement plus dures que moi. Je n’ai pas à me plaindre. »

D’abord, mettons quelque chose au clair. La souffrance est valide peu importe les difficultés vécues. Chaque être humain réagit différemment aux situations qui se présentent à lui. Cela dépend de plusieurs (vraiment plusieurs) facteurs. Certains propres à soi comme ses valeurs, son hérédité, ses habiletés, etc. Alors que d’autres vont être plus de l’ordre de l’environnement immédiat. On pense ici aux relations interpersonnelles, au milieu de travail ou à la répartition des tâches à la maison, etc. L’environnement plus lointain a également un impact, notamment les politiques sociales et l’accès aux services de santé. Puis, au-delà de facteurs plus objectifs,

La perception de la souffrance est vraiment ce qui compte et non la nature de la souffrance.

 

2.« Je n’ai pas encore atteint le fond, ce n’est pas si urgent. »

Justement, c’est tout l’intérêt de choisir de consulter maintenant.

Nul besoin de se rendre à un point de rupture. Cela peut permettre de ne pas se rendre complètement au fond. Parce que c’est plus long d’en émerger.

Parce qu’on s’est rendu au bout de ses ressources et de son énergie. Et d’un autre côté, lorsqu’on est en difficulté, il devient moins évident d’avoir un regard critique face à la situation, si bien que ce fameux fond, on ne le reconnaît pas nécessairement. 

 

3.« Je peux en parler avec des membres de ma famille et/ou des ami.e.s et ça sera tout aussi aidant. »

Bien sûr que d’en parler avec de la famille ou des ami.e.s est une stratégie pertinente pour aider à traverser les difficultés. Il reste que ce n’est pas la même chose que de faire appel à un.e professionnel.le de la santé mentale qui a étudié dans le domaine. Il ou elle est en mesure de poser un regard neutre sur la situation et permet souvent de s’ouvrir sans craindre pour les relations interpersonnelles. Un.e professionnel.e peut vous accompagner pour faire émerger vos pistes de solutions et vous aider à orienter vos réflexions.

Les proches sont de précieux alliés, mais ils ont également des limites qu’ils doivent respecter. 

 

4.« Je devrais être capable de m’en sortir tout.e seul.e. »

On vit dans une société qui valorise beaucoup le fait de réussir seul.e à accomplir un but.

On est constamment poussé.e à performer, faire mieux. Et si on n’y arrive pas, c’est comme si la responsabilité est entièrement sur soi. Pas étonnant qu’on se tape sur la tête quand tout est un peu trop lourd et qu’on a besoin d’un coup de main. C’est comme si on allait complètement à l’encontre des valeurs de notre société. Mais ça n’a pas à être si difficile. On peut choisir de briser cette croyance. Il est possible d’être accompagné afin d’éviter que le poids ne soit que sur nos propres épaules.

 

En conclusion…

Voici donc les phrases que j’entends le plus souvent pour justifier le fait de ne pas demander d’aide. Je n’ai pas la prétention de croire que ces 4 mythes sont les seuls qui existent. Mais, il reste que ça fait du bien de savoir qu’on n’est loin d’être seul.e à se les répéter. Chaque professionnel de la plateforme Meetual se fera un plaisir de les déconstruire avec vous. Parce que c’est aussi cela notre travail !

 

Et vous, quelles sont (ou ont été) les phrases qui vous empêchent de passer à l’action ?

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Charlie-Maud Gingras
Charlie-Maud Gingras
Charlie-Maud Gingras a été référée à la direction de Meetual par un de nos plus importants clients. L'équipe de Meetual est très heureuse d'avoir pu croiser cette jeune professionnelle passionnée et aussi à l'écoute. Nous constatons l'impact de sa personnalité sur la clientèle croissante qui fait confiance à Charlie-Maud dans la plateforme. Bonne rencontre à tous et toutes!

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Vacances et honnêteté
Bonjour à tous et toutes, je suis Charlie-Maud Gingras, travailleuse sociale
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